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Nuestra historia

"Il n’est pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port".

Cette maxime de Sénèque incarne l’engagement de notre compagnie, résolument engagée à poursuivre ses objectifs et sa vision à long terme.

Depuis sa fondation, le groupe Marfret a toujours eu le regard tourné vers l’horizon, cherchant à anticiper les défis à venir et à innover pour répondre aux besoins de demain.  Alors que nous naviguons résolument vers l’avenir, nous nous appuyons sur les leçons apprises au fil des années, parfois sur des mers agitées, pour maintenir notre cap vers un avenir maritime durable.

Dans un secteur dominé par la globalisation des échanges et la concentration croissante, l’indépendance et la réactivité de Marfret garantissent la liberté de choix de ses clients tout en leur offrant un haut niveau de services.

Notre compagnie est née à Marseille au début des années 1950. Plusieurs décennies intenses et riches en événements ont fait de Marseille Fret, puis de Marfret à partir de 1987, une compagnie maritime particulière, une entreprise familiale présente sur une trentaine de pays dans le monde.

1950-1960
TRAMPING EN MEDITERRANEE
C’est en 1951 que Claude Vidil et Pierre Giraud, décident de créer leur compagnie maritime, Marseille-Fret. Ils affrètent pour débuter une goélette pêcheur d’Islande, le “Douce France”. Ce dernier transporte entre Marseille, l’Algérie et la Tunisie, avec un retour par la Corse, des marchandises telles que tuiles, bombonnes de gaz, liège, sacs de ciment etc. Les deux entrepreneurs achètent rapidement leurs premiers navires pour faire du tramping en Méditerranée, acceptant toutes les cargaisons peu compatibles avec les compagnies de ligne régulière :
  • le “Côte des Légendes” en 1955
  • le “Ville de Saint-Pierre” en 1956
  • le “Douce France II” en 1960
1960-1980
LE DEVELOPPEMENT EN MEDITERRANEE ORIENTALE

Le début des années 1960 est indissociable de la décolonisation et de son corollaire dans le domaine maritime, la constitution de flottes d’Etat en Afrique du Nord. Des Conférences bilatérales répartissent alors le transport du commerce extérieur suivant un système peu favorable aux jeunes entrepreneurs en général et à Marseille-Fret en particulier, basé sur les chargements réalisés dans le passé. La période est de ce fait difficile.

Recherchant de nouveaux horizons, les dirigeants créent un service vers la Libye et développent leur réseau commercial, avec l’ouverture d’agences à Paris, Rouen et Dunkerque. Pour permettre ce développement, la compagnie complète sa flotte : le “Saumaty” et le “Tamaris” en 1973, le “Rove” en 1975 et le “Méjean III” en 1977.

Cette période s’achève par un événement marquant dans la vie de l’entreprise : en octobre 1979, le gouvernement libyen saisit le flagship de la compagnie, le “Rove”, alors à quai à Benghazi. Pour Marseille-Fret, l’avenir en Méditerranée semble alors fortement compromis.

1980-1995
UN VIRAGE STRATEGIQUE : SORTIR DE LA MEDITERRANEE AVEC LES LIGNES REGULIERES

Au début des années 80, Marseille-Fret se lance dans le service de ligne régulière. Répondant à la demande du Port autonome de Rouen, la compagnie se lance dans l’exploitation de la ligne Rouen-Antilles en conteneurs. Après des débuts difficiles, les résultats de la ligne progressent et d’autres lignes sont ouvertes. Ainsi, en 1984, une ligne à destination du Canada s’ouvre.
En 1987, les activités sont séparées : Marseille-Fret devient un holding tout en conservant l’armement de navires. Marfret est créé pour assurer l’exploitation des lignes.

Marfret continue à étendre l’offre de services sur d’autres océans. Dès 1987, une ligne est créée en sortie de Méditerranée sur le Venezuela, la Colombie et les îles Caraïbes.

1995-2000
MARFRET «SMALL GLOBAL CARRIER»

A compter du milieu des années 1990, débute la période “d’épanouissement” de la compagnie. Marfret choisit la voie de l’alliance en se rapprochant de ses concurrents (CMA CGM, Sudcargos, Maersk, Contship etc.) afin d’essayer de bâtir des solutions de service commun où les avantages sont multiples : économies d’échelle supplémentaires grâce à l’exploitation de navires plus gros, amélioration de la fréquence des services…

L’entreprise multiplie alors les ouvertures de lignes régulières tout en confortant l’offre déjà existante : Marseille / Algérie-Tunisie, Europe du Nord / Guyane-Nord Brésil, Europe du Nord / Canada, Europe du Nord / Antilles Françaises, Tour du Monde, Europe du Nord / Colombie, Méditerranée / Caraïbes, Irlande (Le Havre / Waterford). Marfret est désormais présent sur tous les continents grâce à son réseau d’agents répartis dans 35 pays et 5 départements et territoires d’outre-mer. L’entreprise acquiert en 1996 un nouveau navire, le “Providence”.

2000-2005
RETOUR AU CABOTAGE

Après avoir développé des lignes régulières Est/Ouest, Marfret renoue avec plusieurs initiatives de lignes courtes Nord / Sud :

  • lancement du service inter-îles Ferrymar entre la Guadeloupe et la Martinique
  • desserte Antilles-Guyane via Trinidad en complément de la ligne Europe du Nord-Guyane-Nord Brésil
2005 - 2015
Marfret face aux Défis du shipping

Le marché a connu en 2005 une amplification des phénomènes de concentration avec l’émergence de “super-armateurs” qui dominent désormais le secteur. Certaines de ces acquisitions ont eu des répercussions directes dans les alliances dans lesquelles Marfret était partenaire et de nouveaux accords ont dû être faits.


Marfret poursuit son implantation en France et à l’international en ouvrant des établissements secondaires au Havre (2003), en Guyane Française (2005), Paris, Etats-Unis et Algérie (2006).

En 2005, Marfret crée FluvioFeeder et se positionne comme l’un des leaders sur le transport fluvial et multimodal de conteneurs sur la Seine.


En 2008, le Groupe achève son plan d’investissement en cinq ans de renouvellement de flotte, pour 185 millions d’Euros.

2015-2024
Cap sur l'Avenir - Résilience et Adaptabilité dans un Monde en Mutation

La période est marquée par des défis de taille : grèves dans les ports français, puis pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, crise énergétiquen crise climatique qui affecte notamment le passage du canal de Panama. C’est par forte houle que l’on teste la solidité, la résistance d’un navire. Marfret a non seulement su garder le cap sur ses lignes existantes mais s’est aussi ouvert de nouveaux horizons avec le lancement du « Multipurpose Vessel Service », service conventionnel qui connecte le Havre et Anvers à la Guyane et aux Antilles, puis la création d’une ligne entre l’Égypte et l’Italie.

Nous avons renforcé par ailleurs nos positions sur la zone Antilles en mettant à disposition une allocation plus importante, compensant le départ de l’opérateur Maersk. Marfret demeure fidèle à cette desserte historique.

Au cours des cinq dernières années, Marfret a engagé un travail de fond au sein de la direction des systèmes d’information pour basculer vers une offre de services reposant sur des plateformes en mode SaaS. Le « Software as a Service » constitue une réponse résiliente, sécurisée dans un contexte accru des cyber menaces. Nos équipes, délestées de certaines tâches chronophages et répétitives, sont ainsi mobilisées pour vous offrir des solutions de transport personnalisées avec davantage de valeur ajoutée. Le e-booking sera déployé au cours du premier trimestre 2024 auprès de notre clientèle qui pourra accéder à cette option complémentaire de réservation de fret 24/24 et 7/7. L’objectif est de s’adapter à vos contraintes tout en maintenant les atouts qui font la force de Marfret : des équipes disponibles pour

Marfret investit dans sa transition énergétique : notre action pour la décarbonation de notre activité a été saluée par Armateurs de France qui nous a remis le Trophée de la Charte Bleue pour le système de propulsion vélique que nous avons choisi d’intégrer à notre service MPV. Utiliser la force du vent, cette énergie propre, gratuite et inépuisable, comme une aide précieuse à la navigation… Après des mois d’études, Marfret a concrétisé ce projet en dotant le Marfret Niolon de quatre turbovoiles qui permettent de diminuer la consommation de carburant de 10 à 15%.

À l’heure de la prise de conscience mondiale des enjeux climatiques, Marfret entend prendre sa part à l’effort collectif.